"Le jardin blanc" : que cache la mort de Virginia Woolf ?


Et si Virginia Woolf ne s'était pas suicidée le 28 mars 1941 ?

Et si, au contraire, elle s'était enfuie, faisant croire à sa mort ?

Jo Bellamy, jeune paysagiste envoyée travailler au château de Vita Sackville-West, l'amie intime de Virginia, découvre dans une cabane de jardinier un journal intime inédit, de la main de la célèbre romancière. Problème : le dit journal débute le 29 mars, or Virginia Woolf est censée être morte le 28 ...

Stephanie Barron, par ailleurs auteur de plusieurs romans d'enquêtes mettant en scène Jane Austen, se livre ici à une réécriture de l'histoire, en prenant pour point de départ la mort si célèbre de l'auteur de "Mrs Dalloway" qui, à 59 ans, se noya dans la rivière, les poches lourdes de pierres.




L'héroïne enquêtera sur ce journal pour découvrir à la fois que son grand-père (lui aussi suicidé) a rencontré et joué un rôle dans la vie (et la mort ?) de Virginia Woolf, mais aussi afin de retracer les véritables derniers jours de celle-ci. Parcourant châteaux, somptueuses bibliothèques et sombres jardins, Jo ne sera bientôt plus seule à vouloir découvrir la vérité : d'autres, appâtés par la gloire d'avoir mis la main sur un inédit de Woolf, lui mettront bien des bâtons dans les roues ...

Voici un poche qui m'a tout de suite attirée, d'abord par sa belle couverture, et ensuite parce que j'ai un faible pour la figure de Virginia Woolf (j'ai adoré par ailleurs "Les heures" de Michael Cunningham, qui la met également en scène ). J'ai lu sa biographie (un gros pavé) et je suis attirée par sa prose, sans toutefois réussir à vraiment me mettre à sa lecture ("Mrs Dalloway" attend sagement dans ma PAL depuis une éternité). 

Les chapitres "d'époque" sont très bien écrits, et empreints d'une certaine poésie : 



Ce roman m'a passionnée au début, j'ai beaucoup apprécié les variations de voix et d'époques : tantôt Jo, tantôt Virginia, ou le mystérieux grand-père qui l'a connue ... L'enquête est prenante, Jo attachante, l'ombre de Virginia plane ...

Mais, vers la deuxième moitié du livre, j'ai un peu décroché, inexplicablement, je n'étais plus dedans comme au début, et je l'ai terminé sur une note de déception : ça aurait pu être un coup de coeur, et puis finalement non ... il m'a manqué quelque chose d'indéfinissable ... L'enquête m'a soudain paru confuse, tout s'emmêlait ... 

J'ai fini ma lecture avec une sensation de trop peu, de "dommage, la magie a disparu", sans que je sache vraiment, au final, si ce n'est pas moi qui suis passée à côté ...

Il faudrait que je me mette à lire Virginia Woolf, peut-être enfin ....


"Le jardin blanc", Stephanie Barron, 10/18, 2015

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