Ginny Moon, tu n'étais pas pour moi


La quatrième : 

Pour la première fois de sa vie, Ginny Moon a trouvé sa Maison-pour-Toujours - un foyer avec une famille aimante qui saura la protéger et l'entourer. Le foyer dont n'importe quel enfant adopté pourrait rêver. 

Alors pourquoi cette adolescente de 14 ans cherche-t-elle à tout prix à se faire kidnapper par sa mère biologique, incapable de s'occuper d'elle ? Pourquoi Ginny veut-elle absolument retourner dans cet appartement où elle a failli mourir ?

C'est une adolescente comme les autres - elle joue de la flûte, s'entraîne pour le tournoi de basket de l'école et étudie les poèmes de Robert Frost -, à un détail près : elle est autiste. Et certaines choses sont très importantes pour elle : commencer sa journée avec précisément neuf grains de raisin, chanter sur Michael Jackson (son idole), manger de la pizza au bacon et à l'ananas et, surtout, retrouver sa mère biologique pour pouvoir s'occuper de sa Poupée, qui court un grand danger.
Avec les moyens limités et pourtant redoutables d'une enfant enfermée dans son monde intérieur, Ginny va tout mettre en oeuvre pour la sauver. 



J'ai ce livre reçu dans le cadre d'une Masse Critique de Babelio, avec des badges reprenant les phrases fétiches de Ginny, et je faisais des bonds dans ma cuisine. J'avais lu des critiques enthousiastes, j'étais émerveillée par les éloges dithyrambiques du livret qui accompagnait le livre, bref, j'étais conquise d'avance.

Mais ce fut une grosse déception ...

Peut-être en attendais-je trop ? Je me suis souvenue que j'avais déjà eu ce coup-là avec "Nos années sauvages", vendu partout sur la blogo comme le roman dont je ne me remettrais pas, et que je n'ai pas aimé du tout.

Pour "Ginny Moon", je m'attendais à être bouleversée, rien de moins, mais je n'ai pas réussi à entrer dans le livre. Au lieu de m'attendrir, Ginny m'a horripilée. Sa quête m'a laissée de marbre, je plaignais ses pauvres parents au lieu d'être en empathie avec elle (suis-je un monstre ?), et le style d'écriture m'a rebutée.

Je suppose que cela arrive, d'en attendre trop d'un roman ou de ne pas être touchée par un personnage. Mais, bêtement, ça m'ennuie d'écrire une critique négative d'un roman qu'on a eu la gentillesse de m'offrir et de me proposer (oui, je me sens coupable !).

L'auteur explique qu'il est lui-même père adoptif d'un enfant autiste, et qu'il a beaucoup échangé avec d'autres parents. "Ginny Moon" plaira sans doute (plaît déjà) à beaucoup de lecteurs mais simplement, moi, il n'a absolument pas touchée. Un coup dans l'eau.

Je lis énormément, et j'apprends seulement maintenant à reconnaître mon style de romans, le type d'écriture qui me touche. Je lis par exemple de moins en moins de livres "légers", car j'ai besoin de plus, au niveau de l'écriture. Il me faut une petite voix, quelque chose qui fait que ça coule tout seul, un auteur qui me prend par la main, me parle à l'oreille, et qui me donne la sensation que je suis chez moi dans cette histoire, que je vais regretter de terminer son livre.

Bref, l'histoire de Giny Moon est intéressante, mais sa "petite voix" ne m'a pas plu, je ne m'y suis pas retrouvée ... Je m'attendais à autre chose ...

Je remercie néanmoins Babelio et Harper Collins France pour l'envoi de ce roman, et je vais essayer de ne pas culpabiliser face à la note moyenne de 4.5/5 mise par les autres chroniqueurs sur Babelio ...


"Ginny Moon", Benjamin Ludwig, Harper Collins, 2017




Commentaires

  1. J'ai aussi reçu ce livre grâce à Babelio et je me retrouve complètement dans ton ressenti!
    J'aurais voulu être plus en empathie avec Ginny et comme toi elle m'a tapé sur les nerfs... et pourtant les histoires qui racontent le vécu d'enfants autistes peuvent être superbes! (Le très bon "À l'intérieur" de J. Picoult).

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    1. Tu me rassures ;-) Je n'ai lu que "La tristesse des éléphants", de Jodi Picoult, que j'ai adoré !

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